Faster Than Light

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Vous connaissez MyMajorCompany? Ce site où les internautes dépensent leur RSA pour produire un artiste de merde? Oui oui, de merde ! Pour les sceptiques : 280000€ ont été récoltés pour financer l’album de Baptiste Giabiconi… Pour ceux qui ne me croient toujours pas, voici le lien.
Dans le même principe, Kickstarter permet de financer (entre autres) le développement de jeux vidéo. Plus vous donnez et plus vous aurez droit à des contre-parties. Donnez le minimum, vous recevez en général une copie de jeu une fois celui-ci terminé. Donnez 5000$, alors vous pourrez visitez les locaux des studios, avoir une statue à votre effigie IG ou alors avoir votre propre PNJ.

Dans le cas de FTL, le studio, composé de deux personnes, avait besoin de 10000$ pour lancer son projet. Il a atteint 20000$ le 1er jour, pour récolter au final 200000$. Il y avait donc une certaine attente autour de ce jeu…

Encore un putain de jeu indé

Les jeux indés, souvent ça me gave : un truc à gros pixels dégueulasse mais en fait, c’est fait exprès, une bonne idée de temps en temps, mais la plupart du temps, au final, on s’emmerde. En plus, tout le monde dit que c’est génial ! C’est donc avec une grande méfiance que j’ai lancé le jeu.

FTL Beacon MapPremièrement, vous n’aurez pas à vous embarrasser avec l’histoire, c’est simple : vous contrôlez un vaisseau spatial qui a une flotte ennemie au cul, et qui doit parcourir 8 mondes pour s’échapper. Chaque monde est composé d’une entrée et d’une sortie. Pour rejoindre cette dernière, vous devrez parcourir un certain nombre de systèmes. Soit vous y allez le plus vite possible, soit vous essayer de vous arrêter dans un maximum de planètes pour faire du tourisme sexuel accumuler du fuel, de l’argent, etc. Mais si vous vous attardez trop à visiter ces mondes, vous risquez de vous faire rattraper par l’ennemi !

A chaque fois que vous allez vous arrêter sur une planète, un évènement va se produire. Vous allez rencontrer un vaisseau ennemi, vous aurez le choix de sauver ou non un vaisseau en détresse, vous allez tomber sur un marchand, ou il ne se passera rien d’intéressant. Souvent, vous vous retrouverez dans le 1er cas. Et ce sera le nerf de la guerre.

Le guide du voyageur intergalactique

Mais avant d’en parler, voici les éléments importants du jeu:

Faster Than Light– L’équipage de votre vaisseau est composé de 3 personnes au début, que vous contrôlez et que vous pouvez disposer n’importe où dans votre vaisseau.
– Votre vaisseau est alimenté en énergie. Celle-ci sert à activer certains modules en combat, comme par exemple, vos missiles, votre bouclier ou votre générateur d’O2.
– Vous disposez d’armes que vous pouvez améliorer au fil du jeu en les achetant ou en les lootant.
– Pour parcourir la galaxie, il vous faut du combustible. Si vous n’en avez plus, c’est la panne sèche. Si aucun vaisseau ne s’arrête pour vous en filer ou si vous ne pillez pas un pauvre type qui passe à coté, c’est la sodomie, sèche aussi : Game Over.
– Votre vaisseau est constitué d’une salle de pilotage, d’une salle générant de l’oxygène, une salle des moteurs, d’une salle de générant votre bouclier, une salle contrôlant vos missiles, etc. Ceux de vos ennemis sont quasiment similaires au vôtre.

Vous noterez qu’aucune sauvegarde n’est possible avant d’arriver sur une planète. Toutes vos actions sont irrémédiables et si jamais votre vaisseau explose, il faut recommencer du début. Enfin, tout est généré aléatoirement, donc vous ne tomberez jamais sur les mêmes situations ! Pas la peine de noter qu’à telle endroit, un vaisseau ennemi va tenter de vous défoncer.

« On connaît l’histoire, on connait les mécaniques de jeu, on a le but du jeu, mais concrètement, qu’est ce qu’on doit faire pendant les combats, Pisse-Froid Kenobi? »

For The Loss

Ne soyez pas impatient jeune jedi. Comme je vous l’ai dit auparavant, le combat arrive souvent. Un salopard de vaisseau éclaireur rencontre votre chemin et souhaite bien ramener la carcasse de votre vaisseau à son supérieur pour avoir une petite prime de fin d’année. Il faudra donc utiliser la Force plutôt coté Obscur. Il n’y a pas d’autre moyen…

FTL-Faster-Than-Light

Toute la fight se passera avec une vue au dessus de votre vaisseau et de la vue de celle de votre ennemi. Vous ne verrez par contre que l’emplacement de ses salles, et non la position de son équipage.

La micro sera votre meilleure amie car vous jouerez en temps réel. Néanmoins, pas besoin d’avoir les 8 bras d’un coréen jouant à SC2, il vous sera possible de mettre en pause le combat pour réfléchir un peu et lancer vos ordres. La barre Espace sera donc votre amie… Pour un jeu se déroulant dans l’espace, c’est cocasse…

Avec vos missiles, vous irez viser une des salles de votre belligérant, sachant que vous pourrez lui défoncer :
– sa salle d’O2, son équipage perdra alors de la vie et s’il ne peut stopper l’incendie, c’est le GG !
– sa salle de missiles, comme ça il ne vous les balancera plus sur la gueule,
– son générateur, si bien qu’il n’aura plus assez d’énergie pour alimenter tous ses modules en même temps
– sa salle de pilotage, pour qu’il ne puisse pas s’échapper
– son générateur de bouclier, etc.

C’est plutôt simple donc. Une fois une salle détruite, l’IA peut la réparer en amenant son équipage dessus. Donc soit vous continuez de pilonner la même salle, soit vous changez pour éparpiller un peu son équipage. Une fois les PV du vaisseau à zéro, vous récupérez du loot et vous pouvez passer au système suivant.

Du travail, encore du travail?

« Ok, j’ai compris, on envoie les missiles sur ses salles, mais on fait quoi pendant ce temps ?« . Et bien jeune padawan, il va falloir gérer les dégâts de votre vaisseau, car l’IA aussi pilonne vos salles. Si un incendie a lieu dans l’une d’elles, celle-ci devient inutilisable. Il faut donc qu’un membre de votre équipage la répare, mais il faut faire attention à sa barre de vie, car comme il est à proximité du feu, il perd de la vie. Certains missiles détruisent aussi les parois du vaisseau, faisant entrer du vide. Idem, il faudra jeter un oeil à la barre de vie du péon qui va réparer, car, le vide, il n’aime pas trop… Par contre, le vide, c’est bien pour éteindre un feu, vous pouvez ouvrir les portes de votre vaisseau pour le laisser entrer, éteindre le feu, les fermer, etc. Ensuite, si deux salles sont sévèrement touchées, il faudra faire des choix : réorienter l’énergie vers les missiles pour essayer de finir l’adversaire avant que lui ne vous finisse, réparer votre générateur d’énergie, ou tout mettre dans la salle de pilotage pour courageusement s’enfuir? Les situations sont toutes différentes et c’est ce qui fait que ce jeu est intéressant.

faster-than-light-reviewUne fois le combat gagné, dans les restes du vaisseau ennemi, vous trouverez du fuel, de l’argent, et de temps en temps des améliorations pour votre vaisseau. Avec votre argent, il sera possible d’acheter des points d’énergie, des slots d’arme, des upgrades de certaines salles, etc.

On passe à un autre système, et ainsi de suite. Outre la difficulté de certains combats, il faudra savoir s’arrêter et aller à la sortie d’un monde sans essayer de passer partout. En effet, je suis mort un bon nombre de fois en me disant, avec un vaisseau plutôt bien équipé : « Allez juste le dernier, il me manque un peu de thune pour m’acheter un nouveau missile« . Et là, bam, je me fais défoncer et hop : Game Over. Chose qui va souvent vous arriver, jeune jedi. Car oui, les développeurs ont fait en sorte qu’on ait 10% de chances d’arriver à la fin du jeu en mode normal…

Faster than Light? Vraiment?

La durée de vie de ce titre en tout cas ne l’est pas. La rejouabilité est immense et à part le début, on ne s’ennuie pas à recommencer une partie ! L’apparente simplicité cache en fait une grande difficulté : Gérer de façon efficace son équipage pour éviter les aller-retours, savoir quels bâtiments viser, essayer de parer au plus presser, choisir les bons upgrades. Vraiment on ne s’ennuie pas.
Comme plusieurs fois répété sur ce blog, on pourrait pinailler sur les graphismes, mais ça serait vraiment être pisse-froid car ce n’est pas ce qu’on recherche.

Enfin, souvent le pisse-froid est radin, il aime en avoir pour son argent et là, ça sera le cas. Vous le trouverez à environ 10€ sur Steam.

Attention, ça ne veut pas dire que ce jeu est parfait, certains aspects pourraient être améliorés : lorsque vous arrivez sur une planète, ce sont presque toujours des choix à deux entrées, en avoir plus amènerait un peu plus de profondeur. On pourrait également avoir d’autres races, jouer peut-être avec des alliances. Enfin, un mod en coop aurait pu être sympa !

Mais, si ce n’est pas encore fait, achetez-le ! Pour 10€, il sera largement rentabilisé!

Les plus :
+ Le prix
+ La durée de vie
+ Le fun
+ dispo sur Linux, Pc et même Mac
Les moins :
– Manque de possibilités lorsqu’on arrive sur certaines planètes
– Certains modes auraient pu être ajoutés
Les moins du Pisse-Froid :
🙁 Pas très beau
🙁 En anglais
🙁 Quelques petites références à la vieille SF ou aux séries connues aurait pu donner une petite valeur ajoutée
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A propos de l'auteur

Fondateur du blog Fan de Jeux-vidéo, SF, Manga, comics, et milite contre les folles rumeurs d’une homosexualité de Batman.

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