Mario Kart 7 (3DS)

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A l’occasion de la sortie du bundle Mario Kart + 3DS XL, on revient un an en arrière avec ce post rédigé par notre Toonio national!

Se7en. Brad Pitt et Morgan Freeman, pourchassant le Mal à l’état pur incarné par [spoiler]Kevin Spacey[/spoiler], déjà partenaire officiel du BBCode depuis son rôle de [spoiler]Keyser Söze[/spoiler] dans Usual Suspects.
Microsoft et les casinos nous ont heureusement depuis rappelé que de belles choses pouvaient également subvenir avec le chiffre 7.
C’est donc à Nintendo d’emboîter le pas de cette campagne de dédiabolisation (oui oui, comme le FN) avec le 7è opus des aventures de Mario sur pneus.

Septime Seven

Premier contact avec la cartouche achetée avec 20€ de réduction à la Fanc (pas de marque sur ce blog, mais selon une étude de Cambridge, vuos drievez êrte en mursee de cpreormdne), premier constat : le jeu est très beau.
Les modèles sont fins et détaillés, la 3D est réussie bien que toujours aussi dispensable, et tout est parfaitement fluide.
Niveau réalisation, Mario et ses potes se bonifient donc avec l’âge et n’ont jamais été aussi réussis dans la série des compètes de karting.

Passons aux modes de jeu, à commencer par le solo. Deux nouveautés ici : des batailles de ballons ou de pièces sur lesquelles on ne s’attardera pas longtemps. Si ces modes proposaient de bonnes barres de rire en multi local dans les opus précédents, y jouer en solo procure autant de fun qu’une partie de Counter Strike avec des bots.

Restent donc les classiques modes Grand Prix et Contre-la-montre et la découverte des circuits sélectionnés. A l’instar de ses prédécesseurs, Mario Kart 7 en propose 16 nouveaux et 16 anciens, répartis en 8 championnats. Si on retrouvera avec bonheur le Château de Bowser 1 GBA ou la Route Arc-en-Ciel SNES dans des versions remasterisées et tirant partie des évolutions de gameplay de la série, les nouveaux circuits ne sont pas en reste et fourmillent de bonnes idées et de raccourcis. On pourra néanmoins regretter leur relative facilité, le PGM que je suis n’ayant éprouvé aucune difficulté d’adaptation aux nouveaux tracés bien trop larges, si l’on excepte la nouvelle « Rainbow Road » A.K.A. « Rachète une 3DS, ou un mur, au choix », notamment en 150cc.

Septime ciel

Si les habitués de la série retrouveront vite leurs marques, MK7 arrive à proposer une expérience de jeu nouvelle en piochant les meilleures idées des versions précédentes. Le dérapage, parfait compromis entre le « snaking » tant décrié sur DS et le dérapage automatique de la Wii, constitue à lui seul une merveille de gameplay. On retrouve également le principe du boost lors d’un saut hérité de la Wii, bonifié par les circuits à la tectonique dynamique, et l’on se surprendra à tapoter sur le bouton R au moindre dénivelé – à la manière du tirage de maillot sur Fifa 12 (les vrais savent) – dans l’espoir de gratter une demi-seconde. On remerciera finalement la Delorean d’Emett Brown : rapporter les pièces de la version SNES sortie en 1992 ajoute un piment indéniable, surtout en Contre-la-montre où récupérer les 10 ronds jaunes devient la première des priorités.
Le jeu sait aussi proposer ses propres nouveautés, avec ces fameuses portions de circuits aquatiques et volantes tant vantées par le marketing agressif de la marque au plombier. Si les passages en sous-marin sont anecdotiques et ne tendent qu’à ralentir une action déjà faiblarde, les deltaplanes apportent une fraîcheur appréciable et un soupçon de frémissement au moment de prendre son envol, même si les trajectoires optimales seront vite trouvées et réutilisées.

Septime Laxiste

Si MK7 a su tirer partie de la quintessence de MK[1..6] en terme de gameplay, il en a aussi hélas repris les pires tares.
Le combo « Eclair-CarapaceBleue-CarapaceRouge-qui-fait-tomber-dans-le-vide-à-un-mètre-de-la-ligne-d’arrivée » A.K.A. « Présente tout de suite tes excuses aux mamans des développeurs » est toujours présent, et il n’est pas rare de sentir autant spolié que dans un discours d’Arlette Laguiller.
Constater que l’IA ne sait toujours pas jouer autrement qu’en trichant est désespérant en cette deuxième décennie du troisième millénaire (millé millé millé mit les nerfs).

Le manque de challenge se fait également ressentir. S’il n’est pas si aisé de s’imposer en 150cc, arriver premier à chaque course suffit à décrocher le Graal des 3 étoiles : un blasphème pour qui a connu les heures de dur labeur sur DS à devoir mettre un tour à tout le monde pour espérer la clémence du jury impitoyable basé exclusivement sur le chrono réalisé. Remporter un Grand Prix débloque des personnages, et amasser des pièces (de toute façon indispensables pour gagner) débloque de nouveaux objets pour personnaliser son kart et surtout augmenter ses performances.
Et c’est tout. Ah si, un mode Mirror quand même. Mais où est le mode 200cc ? Où sont les défis ? Et pourquoi pas des nouveautés, comme des duels en 1v1 , ou des achievements ?
L’ère de la casualisation est là et bien là, et si tout le monde prendra son pied en solo dans ce MK7, les plus NoLife d’entre nous pourront se sentir délaissés à juste titre, et la durée de vie en prend un sacré coup.

La place de la portable, c’est définitivement dans les chiottes

Heureusement, une fois n’est pas coutume, Internet sauve la mise à Nintendo.
Si le constructeur nippon a rarement été à la fête dans le cyber-espace, le Nintendo Network apporte ici un grand plus.
Les compétitions jusqu’à 8 joueurs un brin plus aidés que l’IA sont palpitantes et on prendra un malin plaisir à sauter de joie pour avoir passé un japonais juste sur la ligne. Ce mode en ligne ne souffre de surcroît d’aucun lag et les connexions sont stables, ce que les possesseurs de la version Wii ne manqueront pas d’apprécier.
L’apport ne s’arrête pas là puisque, à l’instar de ce qui se faisait de façon bien plus rébarbative sur DS, le mode Contre-la-montre s’enrichit sans cesse des fantômes d’autres joueurs et vous propose régulièrement de petits défis.
Si cette expérience en ligne se montre complète, simple d’accès, et plutôt jouissive, on aurait toutefois apprécié un système de matchmaking plus poussé, notamment en Contre-la-montre où il n’est pas rare de coller 45 secondes sur 3 tours au deuxième…
Plus qu’avec le deltaplane, c’est donc bien en ligne que ce Mario Kart 7 prend son envol, près de sa Box Wi-Fi, bien au chaud chez soi, un comble pour une portable !

Aucun doute, MK7 est bien le system-seller attendu, et une cartouche indispensable à tout possesseur de 3DS. Si le mode solo se montre un peu chiche en termes de challenge et de durée de vie, le gameplay aux petits oignons et la connexion au Nintendo Network repoussent ces limitations et proposent une expérience jouissive justifiant l’acquisition de la dernière portable de Nintendo…
À apprécier depuis chez soi cependant !

Les + :

  • Du fun !
  • Un mode online performant
  • Très joli

Les – :

  • Un challenge limité
  • Aucune nouveauté
  • La durée de vie en solo

Les – du pisse-froid :

  • Acheter une 3DS pour jouer de chez soi, c’est comme acheter des capotes et passer le weekend sur Redtube
  • La 3D était désactivable en mode software sur un jeu d’éditeur-tiers sorti au moment du line-up (SSFIV), pourquoi cette option n’est plus disponible nulle part depuis ??
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A propos de l'auteur

Fondateur du blog Fan de Jeux-vidéo, SF, Manga, comics, et milite contre les folles rumeurs d’une homosexualité de Batman.

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