Note à moi-même : Apprendre quelques numéros par cœur

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Nous accueillons aujourd’hui Seyer, qui nous parle de ses problèmes avec son Samsung. Bien entendu, je ne cautionne pas, mais dans mon infinie bonté, je ne le censurerai pas.

Il était une fois, « once upon a time » comme disent les américains, une petite entreprise de négoce textile coréenne créée en 1938. Bien des années plus tard, n’ayant rien loupé de la fabuleuse aventure de la Corée du sud, elle devint une des plus grosses entreprises mondiales, bien décidée à rafler la mise sur les portables et tablettes. Mais cette histoire est disponible gratuitement et en un clic sur Wikipédia. J’imagine que vous la connaissez déjà sûrement, grâce à Capital « les dossiers de l’été : Samsung, ce géant« . Aussi je ne vais pas m’étendre plus à propos.

« Une critique en clic » étant la baseline de ce site, vous vous en doutez sûrement, je souhaite pousser la gueulante : « c’est pour dire qu’on n’est pas content !!! » sinon je m’exprimerais sur un autre site… Eh oui, à n’en point douter, Samsung fait certainement beaucoup de chose de très bien ; mais en décidant de créer des téléphones et en les faisant adopter par le plus grand nombre, il s’est introduit dans ma vie sans y être invité, et bien entendu, n’y a pas apporté que bonheur et allégresse !

Un jour comme les autres

Tout a débuté lors d’un renouvellement de la flotte de téléphone d’entreprise. Pourtant habitué depuis des années au BlackBerry, certains se seraient plaints de ne pas pouvoir télécharger Facebook ou le Candycrush du moment sur ce dernier. « Va bosser et passe ton chemin jeune geek apps addicted » aurait-on pu leur répondre.

samsung-galaxy-s4-and-galaxy-s4-miniQue nenni ! (Je sais que ça ne se dit plus…) N’écoutant que leur générosité, le service informatique de la dite société décide de nous « offrir » un Samsung galaxie S4 mini et sa magnifique pochette rabattable de protection. Alors évidemment je serai parfaitement malhonnête si je ne précisais pas que les deux premiers jours ont été des plus amusants !

Par exemple, lorsque nous recevions mails et invitations de réunion, nos nouveaux compagnons faisaient tous en cœur un petit « bip » que personne ne savait enlever !  Il régnait chez nous une ambiance symphonique ! « Bipbipbiiiipbopbupbjpbiiipbibibip« ! Beethoven aurait été vert de jalousie ! Bien entendu la valse des téléchargements était lancée : FaceBook en tête, suivi d’Instagram, Deezer, Candy Crush et même une fausse flûte pour amuser la galerie (en faisant semblant de souffler dans le téléphone hihihihi…). (Edit de Pisse-Froid : Ou l’appli, « Tournez les serviettes« )

 

Bref, libérés de nos chaines blackberryiennes, notre imagination de téléchargement et d’usage de ce jouet n’avait plus de limite.

Jusqu’au jour où … tout a dérapé.

Âme sensible, fan de happy-end à l’américaine, geek et pro Samsung s’abstenir, ce qui suit va vous perturber.

Enfin, nous y étions ! Technologiquement heureux ! Fin prêts à utiliser pleinement les énergies de notre bijou, nous avions même trouvé comment enlever les petits bips des mails ! (Edit de Pisse-Froid : « Des génies », pourrait-on dire)

– « C’est génial on peut tout paramétrer!!! Hihihi, j’adore ma vie, s’exclame l’une.
Oh oui, moi j’ai passé la soirée à choisir mes sonneries ! (Ndlr : gros naze) » lui répondit un second.

Messieurs, Dames, Le mec de l'informatique !

Messieurs, Dames, Le mec de l’informatique !

Le bonheur était communicatif. Même les sceptiques, jamais avares d’un petit « c’était mieux avant » s’était mis, comme nous, à remercier les agents informatiques, d’habitude ignorés, lorsqu’ils foulaient l’open space. Tout le monde envoyait des SMS, prenait des photos, partageait via Instagram ou MMS, jouait, écoutait de la musique… jusqu’au moment où : « VVVvvvebbbbbbbb » …

Vous ne le savez peut être pas mais avant de s’éteindre le-dit galaxy S décide de vous narguer en vibrant une dernière fois en plein milieu de vos activités, comme pour vous dire « il restait un dernier souffle de batterie mais il est pour moi, ahah!« . Eh oui à trop utiliser ces engins, nous découvrîmes tous stupéfaits que ce « bijou de technologies » ne tenait pas une journée !!! Préférant ne pas se retrouver en rade de batterie en pleine réunion ou en plein call client, nous avons tous cessé nos activités extra ludique… la recréation fût de courte durée… la batterie nous a tous fauché dans la fleur de l’âge 🙁

Oh, bien entendu ce n’est pas son seul vice, mais il semble tout de même avide du moindre jus de power !!!

Samsung logodance

La logo Dance !

Despote, il prend même des décisions pour préserver son précieux : à 15%de batterie, il nous interdit le flash, à 5% c’est l’usage des photos qui est interdit … A quoi bon sauver ce peu de batterie ? Généreux comme pas deux, il décide de garder ce jus pour le bonheur de nos yeux en exécutant une dernière petite logodance en s’éteignant, en sus bien entendu, extrême bonheur, de la fameuse last vibe. Imaginez : vous tombez sur un évènement demandant de prendre une photo qui peut rapporter gros. Tranquille, votre téléphone dit : »Non non, pas de photo Monsieur. Si votre téléphone s’éteint, je dois être en mesure de faire ma logodance ». Et tu peux t’asseoir sur ton million.

La goutte d’eau

Pour le fun, je vous laisse avec une dernière mésaventure qui vous sera peut être utile :

Réflexe quasi instinctif, depuis que le monde est monde, depuis que l’instinct de survie existe, tous, sans exception, nous éteignons nos portables lorsqu’il affiche 3% de batterie, en se disant qu’on le conserve précieusement pour un « Emergency call » ! On se dit tous « 3% ? Je suis large en cas de besoin ! »

C’était sans compter sur le génie du despote Galaxy !

Usant de ce reflexe animal, j’ai donc sagement éteint mon téléphone. Ce moment d’urgence se fut ressentir dans la journée. J’ai rallumé. Et, comme chacun dans ces moments là, j’ai prié.

TheDailyGlyph-DiegoGuevara-FuckItLetsDance

« Je m’en fous de tes 3% de batterie »

Mais là contre toute attente, on ne sait pourquoi, on ne sait comment, comme habité, le téléphone a commencé à faire une première et virevoltante Logodance, vibrotant de bonheur. Heureux de cette résurrection, il s’est même mis à télécharger la mise à jour du logiciel de fausse flûte et de deezer, à rechercher le wifi, à se géolocaliser, et avant même que j’ai pu finir de penser « il ne va quand même vider tout seul mes derniers 3% ce con???!!!… » Vvvvvebbbbbbbb… et last logodance…

Dans ce cas-là, comme moi, vous maudirez ce téléphone. Comme moi, vous chercherez une cabine téléphonique, si tant est que ça existe encore. Comme moi, vous renoncerez à appeler en vous rappelant que vous ne connaissez aucun numéro par cœur…

Comme disaient les sceptiques, « c’était mieux avant » !

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