[Test] Amnesia : The Dark Descent

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Après avoir été forcé par mes pseudo amis (oui oui, je vous jure, un vrai scandale!) de m’inscrire sur Google+, je tombe sur un post qui passe dans mon flux « les trois blaireaux » (mes pseudos amis justement), contenant une vidéo de Day[9] jouant à un jeu intriguant : Amnesia, The Dark Descent.

Si vous en avez entendu parler, vous avez une petite idée des soirées que j’ai pu passer ces derniers temps. Tous ceux qui y ont joué ont soit, trop honte pour décrire comment ils ont réagi, soit enterré tout ça au fin fond de leur subconscient. Une aubaine pour les psychanalystes.

Dans la vidéo, on voit le testeur qui avance dans des couloirs sombres… doucement… tout doucement… c’est assez glauque… mais il ne se passe rien. Il prend des trucs et les jette, c’est cool, mais pas d’un intérêt transcendant! Cela dit, le testeur a peur, très peur, il n’ose pas avancer, il a l’air inquiet… Puis d’un seul coup, il crie, mais pas qu’un peu, vraiment ! Et il se voit obliger de mettre pause pour se calmer tellement il flippe… parce qu’un mur s’est écroulé (même pas sur lui) … donc là, vous avez deux réactions possibles :

  • Qu’est-ce que c’est que ce mec ? Ses couilles doivent peser aussi lourd que celles de Pisse-Froid (Edit de Pisse-Froid : Je suis content que « celles » s’écrive encore au pluriel)
  • Qu’est-ce que c’est que ce jeu? Bon, bah, on démarre Steam…

Crescendo :

Ce n’est pas la première fois que mon ordinateur (ce psychopathe) me demande de tuer un mec. Par contre, une ombre… Dans Resident Evil, vous aviez peur, mais vous avez un flingue, là, je suis presque à poil, ma seule arme est une lanterne et des placards pour me cacher. Les explications au lancement du jeu sont très claires là-dessus : « N’essayez pas de vous battre, fuyez ! ». Il y a des traces par terre, je dois les suivre. Jusque-là, tout va bien, même si l’orage dehors et les grincements un peu inquiétants tout autour de moi, me plongent bien dans l’ambiance. J’avance dans des couloirs sombres … doucement … tout doucement … c’est assez glauque … mais il ne se passe rien, je prends des trucs, les jette… Et je change d’avis sur Day[9]! Je commence à avoir un profond respect pour lui, qui a fait le jeu en une seule soirée (Halloween). Je suis toujours un peu inquiet même s’il ne se passe RIEN. D’un seul coup, l’écran devient flou, je perds le contrôle de Daniel, son cœur bas, il gémit, il stress, j’entends une bourrasque, une porte s’ouvre d’un seul coup et là, je crie comme une fillette, je mets pause, j’enlève le casque : je flippe à mort ! Il faut que je me calme.Donc, je démarre Steam, je télécharge et j’emmène mon petit frère dans ma chambre, volets fermés et lumière éteinte (au cas où certains d’entre vous auraient l’esprit mal placé : pas de panique, il est plus grand que moi et bien plus fort depuis bien longtemps… et majeur) et je joue : Je m’appelle Daniel. Je suis un amnésique dans un château. Apparemment, je me suis fait ça tout seul et il ne faut pas que je me souvienne de ce qu’il s’est passé. Je n’ai plus qu’un seul but dans le reste de ma vie : tuer Alexandre en évitant une « ombre » qui me suit… Vous en savez déjà trop sur l’histoire, je n’irai pas plus loin.

Mon petit frère, à coté de moi, ne comprend pas et se fout de moi, la conversation évidemment :

– Ca va ? Qu’est ce qui t’arrive ?
– T’as pas vu ?
– Non, pourquoi tu flippes comme ca ? T’es une fiotte !
– Faut que t’essaies ! (Edit de pisse-froid : notez, chers lecteurs, que notre Blackshad ne dément pas 🙂)

Il prend le casque et avance, moins d’une minute plus tard, la réaction est la même ! (Ouf ! je n’ai pas les nerfs d’une fillette, ou en tout cas, je ne suis pas le seul!)

En gros, c’est une vraie réussite si on est dedans et y a vraiment de quoi s’amuser à se faire des peurs bleues. A tel point que quand je rentre tard le soir, ma copine absente, je ferme les volets, lance le PC, prêt à jouer, puis d’un seul coup : « arf, nan c’est bon, je vais regarder un Death Note ». Pour la durée de vie, je n’ai pas fini le jeu mais je sais qu’il va durer longtemps entre mes mains : je n’arrive pas à jouer plus d’une demi heure en une soirée, tout simplement… Plus j’avance dans le jeu, plus cette « ombre » se matérialise, se rapproche et m’en mets plein la gueule à chaque fois !

L’aspirateur ! J’ai oublié d’éteindre l’aspirateur ! :

Ce sous-titre correspond au genre de blagues que vous feront vos amis quand ils verront sur Steam que vous avez lancé le jeu : des « BOUH ! » ou des « Arrête ! Tu vas encore saloper ton fauteuil ! ».

Il y a deux écoles sur ce jeu : Ceux qui sont à fond et ceux qui ont la même réaction qu’en regardant la petite maison dans la prairie. A ceux qui sont dans la première catégorie, je leur dirai « Courage, les mecs, je suis avec vous » aux autres, je leur dirai qu’ils n’ont rien compris.

Par exemple, ma copine se fout complètement de ma gueule quand je joue à ce jeu, donc évidemment : « Pff, alors la tu vas voir ma petite, je vais te faire essayer et tu te rappelleras qui porte le pantalon dans cet appartement ». Je lance le jeu, lui crée son profil, lui mets le casque et je jubile intérieurement « MOUHAHAHAHAAA » (cruel mais elle l’a cherché).

C’est parti! La petite cinématique d’intro se lance :

– Bah je peux rien faire
– Attends deux secondes et écoute
– Ah ! Qu’est ce qu’il a dit ?
– Regarde !
– Qu’est qu’il a dit quand j’ai dit « qu’est ce qu’il a dit » ?
– Laisse tomber, c’est pas grave.

Elle commence à jouer :

– Alors je fais quoi ?
– Bah avance!
– Oh mais c’est chiant, t’as souris elle bouge trop vite
– Allez avance
– Bah oui mais comment je tourne ? Pourquoi la touche pour avancer c’est « Z » et pas la flèche du haut ? Je comprends pas là, il se passe rien, dis-moi ce que je dois faire ?

Le moment de la porte qui s’ouvre toute seule arrive, mon ricanement intérieur est à son maximum. Ca y est elle perd le contrôle de Daniel et l’écran devient flou :

– Bah qu’est ce qui se passe ? Ca marche plus !

Elle agite fortement la souris : l’écran va dans tout les sens, elle ne voit pas la porte qui s’ouvre, je ne dis rien. Elle n’a pas remarqué que ma virilité s’est envolée à jamais. Avec un peu d’espoir, je la laisse continuer et rien… nada, la perte de contrôle et l’écran flou l’agace, elle cherche systématiquement un truc à faire. Elle n’est pas du tout dans le jeu, ça ne lui fait absolument pas peur.

Le problème est là ! Finalement, c’est le jeu qui vous dit quand vous devez avoir peur, pas vous, ce qui fait que, si vous ne vous concentrez pas sur le jeu, vous n’en profiterez pas du tout. Ce n’est pas un jeu de pisse-froid ! Si vous relativisez dans un mode « Ca va, c’est qu’un jeu, même pas peur », passez votre chemin, vous raterez cette perle, tant pis pour vous !

Les + :

  • – Une excellente surprise
  • – Graphisme très bon
  • – Le prix : 15 € de malheur !

Les – :

  • Peur que ce soit un peu trop court…
  • Les énigmes sont un peu trop faciles (pour l’instant)
  • On est un peu trop guidé par le jeu, pas vraiment de difficulté à trouver son chemin.

Les – du pisse-froid :

  • Pas d’intro, je ne perdrais donc pas mon temps non plus pour faire un commentaire plus long.
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