[Test] BattleHeart

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Pendant que toutes les « rédacs » nous racontent leur vie en nous annonçant qu’ils vont à l’E3, parfois photo à l’appui, qu’ils ont beaucoup de chances, blablabla… certains, comme nous, n’ont pas le temps et surtout pas l’envie d’y aller. Mais n’y voyez pas de jalousie, perso, je suis très bien chez moi! Cette époque de l’année m’énerve, c’est tout! C’est la période durant laquelle on va se taper les éternels reportages avec le logo Exclu E3, les interviews inintéressantes des games designer qui vont nous dire que leur jeu, c’est de la bombe, qu’il y a pleins de nouveautés, toussa, alors qu’en fait, c’est une belle merde.
Finalement, à part les annonces de dates de sortie, de quelques nouveautés et de quelques images de jeux attendus, je me dis que je suis aussi bien sur mon canap’ à voir passer ces news! C’est sûr, c’est moins glam’ quand on en parle à ses proches, mais tant pis !

Vous l’avez peut-être ressenti, je suis assez aigri et je vais continuer dans ce ton encore un paragraphe, pour avouer au monde qui me lit… que je n’aime pas les RPG au tour par tour. Non, je n’ai jamais joué à FFVII ! Oui, j’ai joué 3h à FFVIII, mais ça m’a gonflé ! Oui oui, la même avec Grandia 2! Vous pouvez me sortir toute une liste, je vous dirai que c’est de la merde.

Pourquoi tant de haine?

La réponse est simple :

1- Parce que l’histoire est toujours la même : Un grand méchant sorcier commence à faire régner la terreur dans les villages de bouseux de votre monde, et vous, le héros, un pauvre looser, êtes l’élu (mais vous le savez pas encore). Dans votre fuite du village que le méchant a attaqué, vous rencontrez des gens qui vont vous accompagner, et combattre à vos cotés. Transposez ça à un univers Heroïc fantasy, ou Fantasy SF, et voilà, vous avez un RPG des années 90.

2- Parce que je ne supporte pas les phases d’exploration. On va dans une nouvelle zone, les boutiques changent de place, y a une vieille intrigue durant laquelle il faut parler avec tout le village 3 ou 4 fois, etc. Trop chiant!

Une fois le calvaire terminé, ENFIN !, on se tape ! Car faut pas se leurrer, y a que ça d’intéressant dans ce type de jeu! Élaborer la meilleur strat, utiliser nos magies, nos objets, etc. Une fois la fight gagnée, on a l’XP, la thune, le level up, le choix de ses nouvelles compétences, les loot, l’équipement, et ça, en revanche, c’est excellent !

BattleHeart reprend exactement ce mécanisme. Finis les moments chiants du RPG, dans ce jeu, on se tape tout le temps. Il y a toutefois une petite différence, on n’est plus dans le tour par tour, mais en vitesse réelle.

Le jeu se compose d’une dizaine de différents niveaux dans lesquels on affronte des vagues de mobs. Si on réussit, on débloque le niveau suivant. Bien sûr, vous gagnez de l’expérience, de la thune et vous avez un petit magasin pour améliorer votre stuff, vendre les objets inutiles ou acheter un meilleur équipement. Bon, c’est plus une épicerie qu’un magasin, tellement il y a peu de choses, mais finalement, ce n’est pas plus mal. On n’a pas à se poser les questions existentielles : +1 d’intell ou +1 d’esprit?

Tous les 5 niveaux, vous pouvez choisir une nouvelle compétence dans un « arbre »,ou plutôt une branche, car vous aurez à chaque fois le choix qu’entre deux nouvelles compétences. Il est par ailleurs possible de modifier son choix en cours de partie.

Au niveau des classes, rien de révolutionnaire, mais c’est ça qu’on aime : on a le guerrier, le moine, le healer, l’assassin, le mage et le barde. Pour chaque combat, vous pouvez choisir 4 mecs que vous aurez achetés au préalable.

La branche des compétences

En termes de jouabilité, c’est simple, on déplace notre doigt à partir de notre personnage vers l’ennemi, pour que celui-ci attaque automatiquement. Idem pour le healer mais vers un des vôtres. Les vagues de méchants arrivent de droite ou gauche de l’écran et peuvent focus n’importe quel de vos mecs. Pour récupérer l’aggro, il faut seulement que le type qui tape au CAC mette un coup à un mob. Les ennemis ne changent pas de cibles en fonction du DPS. Il s’agira donc de déplacer ses perso sur le champ de bataille pour éviter qu’ils se fassent taper et envoyer notre tank choper l’aggro. Enfin, chaque personnage dispose d’attaques spéciales. Ici on ne s’encombre pas avec du mana, mais seulement d’un cooldown.

On ne reste donc pas spectateur, on bouge les doigts sans arrêt ; bref, on ne s’ennuie pas, et c’est plutôt bien rythmé. Les combats ne sont pas très longs et donc sont bien adaptés aux transports en commun. Bien sûr pas dans le RER A, en pleine heure de pointe, bloqué sur la voie à cause d’un suicide… mais vous aurez toujours le temps lever un oeil pour voir si vous êtes arrivés à destination sans frôler la défaite.

Tout n’est pas si rose

On regrettera tout de même la difficulté de choisir deux persos côte à côte ou l’un sur l’autre. C’est super chiant, car c’est rarement celui que vous voulez qui est sélectionné. Vous essayez alors de vous rattraper mais ça missclic encore, du coup, votre healer ne heal plus le bon perso, votre Tank se fait défoncer, et c’est le bon Game Over. Espacez bien donc vos mecs.

Finalement, ce jeu est bien sympa, et pour environ 2€, vous ne serez pas déçu. On retrouve les codes du RPG, c’est rythmé, joli. Perso, je n’en demande pas plus pour un jeu sur Smartphone.

Les plus :

  • Simple à prendre en main
  • On ne s’embarrasse pas des moments inutiles du RPG : que de la Baston !
  • Un graphisme plutôt joli
  • Le mode Endless est vraiment sympa

Les moins :

  • Une maniabilité parfois pénible

Les moins du Pisse-froid :

  • Vraiment parce qu’il en fallait un : Le jeu est en anglais!
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A propos de l'auteur

Fondateur du blog Fan de Jeux-vidéo, SF, Manga, comics, et milite contre les folles rumeurs d’une homosexualité de Batman.

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